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Sémiologie
- Le signe principal des néphropathies glomérulaires est la protéinurie glomérulaire : ≥ 60 % d’albumine.
- Les cinq syndromes glomérulaires sont :
- syndrome d’hématurie macroscopique récidivante ;
- syndrome de glomérulonéphrite chronique ;
- syndrome néphrotique ;
- syndrome néphritique aigu ;
- syndrome de glomérulonéphrite rapidement progressive.
Les principales maladies générales responsables de néphropathies glomérulaires sont :
- Diabète.
- Lupus systémique.
- Infections.
- Vascularites.
- Amylose.
Le Syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes (SN LGM)
- Cause la plus fréquente de SN chez l’enfant, touche également l’adulte.
- Mode de présentation : début brutal par un SN pur.
- Biopsie rénale (non réalisée d’emblée chez l’enfant) absence de lésions en microscopie optique et de dépôts en immunofluorescence.
- Traitement symptomatique antiprotéinurique et corticothérapie.
- Évolution :
- corticosensibilité et rémission complète en quelques semaines (90 % des cas) ;
- corticodépendance (rechute pendant la décroissance de la corticothérapie ou dans les 2 mois suivant son arrêt nécessitant l’adjonction d’un traitement immunosuppresseur) ;
- corticorésistance (10 % des cas), après 8 à 12 semaines de traitement par corticoïdes à doses maximales : risque d’évolution vers l’insuffisance rénale terminale dans 50 % des cas.
La glomérulopathie extra-membraneuse
- Cause la plus fréquente de SN chez l’adulte (surtout après 60 ans).
- Mode de présentation : début par syndrome néphrotique (85 % des cas) impur.
- Primitive dans 85 % des cas, avec positivité des anticorps anti-PLA2R dans la majorité des cas.
- Causes des GEM secondaires : lupus (femme jeune), cancers solides, infections virales (hépatite B), médicaments (AINS).
- Diagnostic : biopsie rénale qui montre l’absence de lésions prolifératives et la présence de dépôts extramembraneux d’IgG et de C3 en immunofluorescence OU présence d’IgG anti-PLA2R sériques.
- Complications : complications du syndrome néphrotique et thrombose des veines rénales.
- Traitement symptomatique antiprotéinurique et éventuellement immunosuppresseur après 6 mois.
La néphropathie à IgA
- La plus fréquente des glomérulopathies primitives observées dans le monde.
- Adulte jeune (plus fréquente chez l’homme).
- Modes de présentation :
- un syndrome d’hématurie macroscopique récidivante (concomitance avec épisode infectieux ORL) ;
- hématurie microscopique isolée (médecine du travail) ;
- syndrome de glomérulonéphrite chronique ;
- plus rarement, syndrome néphrotique impur (hématurie et HTA) ou syndrome de glomérulonéphrite rapidement progressive.
- Diagnostic par biopsie rénale : lésions mésangiales +/− endocapillaires +/− extra-capillaires en MO et dépôts mésangiaux d’IgA en immunofluorescence.
- Étiologie :
- NIgA primitive (maladie de Berger) ;
- NIgA secondaires : cirrhose, MICI, spondylarthropathies…,
- NIgA dupurpura rhumatoïde.
- Facteurs de gravité : HTA, protéinurie, stade de l’insuffisance rénale au diagnostic, homme, critères histologiques (fibrose interstitielle, sclérose glomérulaire, prolifération endocapillaire et extracapillaire).
- Traitement : symptomatique (antiprotéinurique, de l’HTA…), corticoïdes dans les formes sévères.
Les glomérulonéphrites rapidement progressives
- Urgence diagnostique et thérapeutique.
- Mode de présentation : syndrome de GNRP : insuffisance rénale rapidement progressive (entre quelques jours et quelques semaines) avec hématurie (parfois macroscopique) et protéinurie.
- Diagnostic par la biopsie rénale en urgence : glomérulonéphrite proliférative à croissants extra-capillaires. Traitement à débuter parfois avant même d’avoir le résultats de la biopsie, si tableau typique et IRA rapidement progressive.
- 3 types :
- type 1 avec dépôts d’anticorps anti-MBG = maladie de Goodpasture ou maladie à anti-MBG, syndrome pneumorénal fréquent, présence d’anticorps anti-MBG circulant ;
- type 2 avec dépôts de complexes immuns : Lupus, purpura rhumatoïde, cryoglobulinémie, infections… ;
- type 3 sans dépôts (pauci-immune) : granulomatose avec polyangéite, polyangéite microscopique : présence d’ANCA (cANCA = antiprotéinase 3 associés à la GPA, pANCA = antiMPO associés à la PAM